Planet
La place du Planet garde la trace des carrières de pierre qui ont façonné le coeur du village de Fontvieille au cours des XVIIe et XVIIIe siècle. Après leur abandon, les galeries souterraines sont réinvesties par des habitations, créant les maisons troglodytiques que l’on observe aujourd’hui. Au XIXe siècle, quelques petites carrières subsistent en centre ville mais l’extraction se concentre principalement sur les abords du village. Alphonse Daudet ne mentionne presque jamais cette activité, pourtant dominante dans le paysage économique fontvieillois. Sa description du village : «un bourg blanc et poudreux comme un chantier de pierres» est la seule qui décrive l’exploitation des carrières. Le monde des carriers est pourtant bien visible et organisé à Fontvieille. Le métier est rude et dangereux avec une extraction qui s’effectue entièrement à la main. En échange de leur labeur, les carriers jouissent d’un niveau de vie confortable pour l’époque. Le travail est hiérarchisé entre les blotteurs qui ouvrent les galeries et les fonceurs qui les creusent, sous la direction d’un maître carrier responsable de la production. Le traceur équarrit la pierre, le terrassier retire les restes et le gueux surveille le cheval actionnant le treuil. - Habitations privées, uniquement visibles de l'extérieur -
Carte postale photo Barral et fils, Arles ; carte postale Demosthène Edit. Fontvieille, archives Michel Lacanaud