Autel de la Patrie
Inscrit au titre des Monuments Historiques et quasi unique exemple en son genre, l’autel de la patrie, simple bloc taillé et creusé, passe pourtant inaperçu dans le riche ensemble patrimonial fontvieillois. Edifié le 8 juin 1794 au cours d’une cérémonie républicaine, l’autel symbolise l’allégeance des habitants à leur patrie ainsi que l’émergence d’un nouveau culte, celui de l’Être Suprême décrété par Robespierre. Dans les années 1930, Jules Auvergne, historien fontvieillois, décrit ce monument : « Ce bloc fut surmonté d’un arbre de la liberté, on y voit encore la trace d’une main, la paume en dedans, prêtant le serment et, incrustées, quelques feuilles d’une couronne de laurier. » A Arles, la cérémonie à l’Être Suprême s’est tenue le même jour sur la colline des Alyscamps. Dans une adresse à la Convention Nationale, la ville d’Arles jurait « de n’avoir jamais d’autre temple que celui de la Raison, d’autre autel que celui de la Patrie et d’autre prêtres que les Législateurs. » (Jules Auvergne, dans l’homme de bronze, années 1930).